Test : Salomon XA PRO 3D

Test : Salomon XA PRO 3D

Coureur de trail sur le retour, et après plusieurs années passées avec des Asics Trabuco aux pieds, je décide de changer pour une garde au sol plus basse avec ces Salomon XA PRO 3D.

Caractéristiques physiques des chaussures de trail Salomon

La chaussure est disponible en plusieurs coloris. Un modèle Gore-Tex, sous label GTX, existe et est vendu une trentaine d’euros supplémentaires.

Comme les autres chaussures Salomon en général, celle-ci présente une garde au sol assez basse et un système de laçage “Quicklace” spécifique à la marque. Elle présente une anse à l’arrière permettant de la chausser. Elle dispose enfin d’un espace pour ranger le lacet intégré à la languette avant.

Système Quicklace - Salomon

La semelle en matériau “Contagrip” (label Salomon aussi) est équipé de crampons de taille moyenne. L’avant de la chaussure est protégé par un pare-pierre couvrant et d’aspect robuste.

Mon usage

J’utilise ces chaussures à l’entraînement et en course, ainsi qu’en promenade. Sauf exception, je m’entraîne sur terrain meuble, composé essentiellement de sable (ouest girondin), ou en moyenne montagne (< 3 000 m – Pyrénées).

Je cours 2 à 3 fois par semaine entre 45 minutes et 2 heures.

Découverte des XA Pro 3D

Pendant de nombreuses années, je cours avec les versions successives du modèle trail de chez Asics, la Trabuco. Séduit par un amorti conséquent et par son confort, à chaque achat, je n’essaie même plus la paire. Je connais ma pointure et sais qu’elle m’ira sinon comme un gant, au moins comme un chausson. Et je ne suis jamais déçu.

C’est avec cette chaussure que je découvre les trails, puis les courses de montagne : marathon du montcalm, marathon du Vignemale, Templiers, …jusqu’à cette pubalgie qui me mettra hors course pendant 4 longues années.

En échec thérapeutique, c’est finalement une paire de semelle orthopédique qui va me relancer. Je la porte dans mes chaussures de ville et je la glisse dans mes baskets. Et je relance la machine tout doucement.

Et puis, un beau jour, je tombe sur cette paire de Salomon en promotion. Soldée , c’est une vraie affaire. A 80 €, je ne prends que peu de risques. Même si je doute de l’amorti, je les chausse et c’est parti.

Elles sont plus rustiques que les Asics, mais somme toute, assez confortables. Le système “Quicklace” est surprenant de prime abord, mais s’avère vraiment efficace : pas de lacet défait, pas de desserrage. Super !

Mise à l’épreuve

Sur route

Il s’agit clairement d’une chaussure de trail. Essayée sur route, c’est dur, relativement lourd, en clair : sans grand intérêt. Par ailleurs, la semelle Contagrip, assez tendre, fondrait après quelques dizaines de kilomètres.

Sur sentier

Sur sentier, il en est autrement, les chaussures accrochent bien et je les trouve extrêmement stables comparées à mes anciennes asics. Certainement la garde au sol plus basse! Habitué aux petites torsions de chevilles dûes à mon manque d’attention chronique, il en va autrement avec celles-ci et je ne me tords pas la cheville une seule fois. Du point de vue de l’amorti, c’est suffisant pour le terrain. Rien à dire donc.

En montagne

Je décide ainsi de pousser un peu les machines. Direction la montagne, massif du Néouvielle dans les Hautes Pyrénées. Entre 1500 et 2000 m, même constat les chaussures se comportent bien, le posé du pied est précis, le lacet ne bouge pas.

Un vrai plaisir au dessus de 2000 m et jusqu’à 3000, de moins en moins de terre, de plus en plus de cailloux, de pierres et de blocs. La semelle accrocheuse sur terre, s’avère très adhérente sur le minéral des dalles lisses et me permet une ascension rapide…. jusqu’à ce névé en neige dure. Là, c’est une autre paire de manche, les semelles n’accrochent plus. Serait-ce le “Contagrip” qui n’est pas adapté à ce type de surface, comme lu sur un certain nombre de forums. Rien n’est moins sûr, la neige est tellement dur et lisse, même avec des “Vibrams”, j’aurais été en difficulté. Je taille des marches, tant bien que mal, ce ne sont pas non plus des chaussures de rando. Mais je finis par passer.

A la descente, ça redevient un plaisir indiscutable, précis et rapide, je dévale les mille mètres de dénivelé plein pot. Je ferai une erreur en posant le pied sur une pierre mouillée et finirai sur les fesses. Encore une fois le “Contagrip” qui m’a joué un tour ? possible, car j’aurai juré pouvoir tenir avec mon ancienne paire de Trabuco.

Enfin, je soulignerais la qualité du pare-pierre devant la chaussure. Ce dernier est vraiment robuste, ongles et doigts de pieds sont bien protégés. Racines et pierres affleurantes ne sont plus à craindre !

Salomon XA Pro 3D de face et de côté

Recommandations

Prix contenu, stabilité, accroche sur terrain sec, et design sympa, on comprend pourquoi cette chaussure est devenue une référence dans le monde du trail. La chaussure trouve toutefois ces limites sur les terrains plus humides. Si la version Gore-Tex gardera les pieds au sec, elle n’empêchera pas les semelles de glisser sur les pierres mouillées.

Attention enfin, car il ne s’agit pas d’une chaussure de randonnée, les chevilles ne sont pas maintenues et les malléoles ne sont pas protégées.  Vigilance donc donc dans les terrains escarpés et les pierriers.

Ailleurs sur le WEB

Comme beaucoup d’articles à succès, ces chaussures ont aussi leurs détracteurs. Beaucoup d’internautes remettent en question leur solidité et notamment la durabilité de la semelle qui aux dires de certains se retrouvent très vite “slick”, en cause la tendresse du matériau “Contagrip”. Pour ma part, j’abîme toutes mes chaussures en déchirant la toile de coté et bien souvent aussi la partie en toile/mousse qui se trouve en arrière du talon. Je n’ai ainsi jamais eu le temps d’user les crampons ni sur cette paire, ni sur les précédentes.

Salomon XA Pro 3D - Vue de derrière

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un *