Infernou : La course d’orientation … infernale

Dimanche 30 avril 2017, 2h du matin

Nuit noire, sans lune. Ca y est nous sommes perdus, des chemins partent de droite et de gauche, idem sur la carte, mais nous n’arrivons plus à faire le lien entre les deux. Le lieu de bivouac n’est plus très loin, mais nous ne voulons pas lâcher cette dernière balise avant le repos. Je pense avoir une idée et tâche de convaincre Boris de partir à droite, mais mon manque de conviction trahit mes incertitudes. Nous sommes fatigués et souhaitons minimiser les déplacements inutiles, aussi nous choisissons, la mort dans l’âme, de nous rabattre sur le campement que nous repérons au son du groupe électrogène. Une fois arrivés, nous nous affalons sur les chaises sur lesquelles se reposent déjà une dizaine de concurrents et prenons le temps de nous remémorer ce qui nous a amené là !

Une course d’orientation … hors norme

Décembre 2016, Carcans

Nous venons de terminer une course d’orientation régionale longue distance avec quelques copains. Nous revenons sur les moments forts de la course et échangeons sur les prochains objectifs. Orel me fait part de son souhait de participer à une course d’orientation de plus grande envergure : L’Infernou. Piqué d’intérêt, je m’en presse de lui poser des questions : Course au score, 100 balises, 24h MAX, 50 km2 de forêt vallonnée, Equipes de 2 (ou solo). Ca, c’est un sacré défi.

Je commence à en parler autour de moi, je ne rencontre pas forcément beaucoup d’adhésion. Le format de la course en rebute plus d’un. Entre temps, je m’entrâine (trop ?), et je me fais mal. En janvier, on me diagnostique une sciatique : repos et kiné de rigueur. Fin mars, ca va mieux, l’horizon se dégage, et je finis par convaincre Boris, mon beau-frère. Nous sommes hyper motivés, mais le manque d’entraînement technique et surtout physique nous inquiète.

Un peu d’entraînement

L’objectif est fixé. Maintenant il va falloir assuré pour ne pas vivre un cauchemar, c’est à dire être capable de marcher 24 h avec une dénivelé conséquente, et savoir s’orienter de nuit. Pour ma part, je me méfie de mon dos et de mon hernie discale, je limite ainsi mon entraînement à des marches rapides entre midi et deux. Boris, accaparé par son travail a moins de temps. On arrive quand même à caler un samedi soir pour s’entraîner à l’orientation nocturne. Il s’agit d’un parcours fixe situé en forêt de Carcans entre lac et océan. Nous nous entraînons à la prise et au suivi d’azimut. Nous testons au passage nos frontales et constatons qu’être bien éclairés est une des conditions de la réussite. On repassera donc pour la frontale de Boris.

A défaut d’une préparation idéale, nous assurons le minimum : réussir à marcher à 24h et survivre à la nuit :).

La préparation

L’équipement requis est celui d’un trail long mixé à celui d’une course d’orientation :

  • Un sac avec dedans : 1,5 litre d’eau, des barres énergétiques, un t-shirt manche longue, une couverture de survie, une frontale puissante avec batterie de rechange (pour ma part une PETZL NAO et pour Boris une PETZL Reactik), une veste de running imperméable.
  • Sur soi : 1 collant, un t-shirt manche courte, une boussole.

Je me suis procuré par ailleurs les cartes des éditions précédentes, histoire d’appréhender le terrain, le dénivelé, les falaises infranchissables, les routes, la densité de végétation… Le départ doit être donné à midi, je suggère donc à Boris de commencer tout de suite dans le dur

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'un *